Des premières mentions médiévales aux évolutions contemporaines, Nogent-sur-Vernisson porte en elle des siècles d'histoire forestière et rurale.
Nogent-sur-Vernisson est mentionné pour la première fois au XIe siècle. Le nom « Nogent » vient du latin Novientum, désignant un domaine agricole. La Vernisson, petit affluent du Loing, donne à la commune son identité géographique.
Au Moyen Âge, le village se développe autour de sa motte castrale et de son église. La proximité de la forêt royale d'Orléans en fait un lieu stratégique pour la chasse et la gestion forestière des rois de France.
L'église paroissiale conserve des éléments romans dans son chœur. Plusieurs fois remaniée au fil des siècles, elle reste le cœur spirituel du village.
Vestige de l'administration des Eaux et Forêts royales, plusieurs maisons forestières jalonnent encore le territoire communal.
Comme dans de nombreuses communes rurales du Loiret, Nogent conserve plusieurs lavoirs témoins de la vie quotidienne d'autrefois.
Le territoire de Nogent porte des traces d'occupation gallo-romaine, témoins d'une présence humaine bien antérieure au Moyen Âge.
La tradition locale rapporte que saint Ythier aurait fait jaillir une source miraculeuse sur le territoire de la commune — l'une des nombreuses légendes qui jalonnent l'histoire nogentaise.
La commune est associée au passage de Jeanne d'Arc. Le château de La Mivoie, bien que privé, aurait hébergé la Pucelle d'Orléans durant son épopée.
Fait historique exceptionnel : l'église Saint-Martin a accueilli le pape Pie VII pour une messe en 1804, lors de son voyage depuis Rome pour assister au sacre de Napoléon Ier à Paris.
La famille de Vilmorin acquiert le domaine des Barres et commence à y acclimater des essences du monde entier, donnant naissance à ce qui deviendra l'un des plus riches arboretums d'Europe.
Nogent-sur-Vernisson est labellisée « Villes et Villages Fleuris », récompensant la qualité de son environnement fleuri et son cadre de vie préservé.